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Sourate Ibrahim

Nom

La Sourate tient son nom du verset 35, où l’on mentionne le prophète Ibrâhîm (Abraham) sur la paix. Mais cela ne veut pas dire nécessairement qu’elle contient l’histoire de la vie du prophète Ibrahim. Comme pour beaucoup de sourates, ce nom est utilisé comme un symbole pour désigner la sourate en question, c’est-à-dire « la Sourate dans laquelle mention a été faite d’Ibrâhîm ».

Période de la révélation

Le ton de cette sourate porte à croire qu’elle appartient au groupe des sourates révélées durant la dernière étape de la période mecquoise. Par exemple, au verset 13 (« Et ceux qui ont mécru dirent à leurs messagers : « Nous vous expulserons certainement de notre territoire, à moins que vous ne réintégriez notre religion » ») indique clairement que la persécution des musulmans était à son comble au moment de la révélation de cette sourate, et les gens de La Mecque s’acharnaient à expulser les croyants comme l’avaient déjà fait les mécréants des anciens Prophètes. C’est pourquoi on les avertit dans les versets 13 et 14, « Assurément Nous anéantirons les injustes, » et les croyants sont réconfortés comme l’ont été les croyants avant eux, « et Nous vous établirons dans le pays après eux. » Et de façon analogue le dur avertissement contenu dans la partie finale (versets 43-52) confirme également que la Sourate correspond à la dernière étape de la période mecquoise.

Thème central

Cette Sourate est une exhortation et un avertissement pour les mécréants qui ont rejeté le Message du Saint Prophète et imaginé des plans rusés pour faire échouer sa Mission. Mais l’avertissement, le reproche, la censure et l’accusation ont été les seules réponses des incrédules à l’exhortation. C’est parce qu’une bonne quantité d’exhortations était déjà faite aux sourates précédentes, mais malgré ceci, leur inflexibilité, leur hostilité, leur opposition, leur méchanceté, leur persécution, etc. ont plutôt augmenté. C’est pour cela qu’Allah adresse une terrible menace à ceux qui ont renié son message et ses paroles, une conclusion dont le souffle est à la fois magnifique et terrifiant…